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dimanche 3 janvier 2010
Un petit stage entreprise pour retrouver le sens des réalités ?
C'est ce que propose Françoise Guégot , députée UMP ( sur France Info) dans le cadre de la formation continue des enseignants, dans un rapport commandé par François Fillon .
samedi 12 septembre 2009
Revalorisation (globale) des salaires: prenez le bus avec Luc Chatel

Luc Chatel sur france info, (vers la dernière minute de la vidéo) va réunir le mois prochain le "CTPM"* pour discuter de la revalorisation des salaires avec les syndicats ...
(*c'est ici :)
mercredi 9 septembre 2009
Florilège (rapport IGEN,suite)
"L’année a été exceptionnelle aussi par la soudaineté de mise en oeuvre de la réforme et par l’audace de certaines propositions, notamment l’appel à la participation volontaire des enseignants à des activités rémunérées par l’Etat hors temps scolaire. "
"Les résistances d’inspiration politique, syndicale ou associative se sont portées sur les thèmes de la nouvelle semaine scolaire (refus de la réduction du temps scolaire, refus des deux heures d’accompagnement personnalisé) et de la nouvelle évaluation (refus de passation de certains items, obstruction à la collecte des résultats par l’institution). Elles n’ont pas eu de prise sur le plus grand nombre."
"Dans l’immédiat, il est indispensable de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages,..."
"De manière très générale, le bilan dressé par les directeurs, les enseignants et les parents est positif et ne laisse pas craindre de découragement ou de renoncement pour l’avenir. L’aide personnalisée sera reconduite en améliorant la qualité des interventions pour une plus grande efficacité auprès des élèves. "
"Les « récalcitrants » à ce nouveau service ont été réduits de quelques centaines d’opposants déclarés dans ou par les médias à un petit nombre de situations individuelles, qui font l’objet de retraits de salaires. "
"Les élèves retrouvent le goût de l’école. "
"L’adhésion des familles s’est maintenue. Les parents rencontrés sont satisfaits de constater que l’école s’occupe plus individuellement des difficultés signalées."
"En bref, les enseignants ont pris conscience par les évaluations du niveau d’exigence des nouveaux programmes, ils ont encore à progresser sur la programmation rigoureuse de l’enseignement dans les classes."
"Les enseignants prennent conscience de l’intérêt que présentent ces stages pour les élèves, ils y trouvent pour eux-mêmes, outre l’intérêt financier, l’intérêt pédagogique d’une relation différente avec les élèves. "
"Il a fallu beaucoup de réunions de directeurs d’école et de visites dans les écoles pour expliquer les réformes, pour persuader les sceptiques, pour contrer les opposants. La relation hiérarchique s’est renforcée tout autant que la relation personnelle et individualisée. "
"L’hostilité de principe des représentants du personnel à ces réformes dans le domaine de la gestion [ à propos de l'individualisation de l'affectation ], comme aux réformes dans le domaine de l’enseignement et de l’évaluation, a produit beaucoup de désinformation et de méfiance, ce qui au final affaiblit leur position car ils n’ont pas été suivis par les enseignants. "
"Le bilan que l’on peut faire au terme de l’année scolaire est très positif et conduit à donner la priorité à l’approfondissement des nouvelles démarches en vue de consolider les progrès dans les pratiques et dans les mentalités. "
lire l'intégralité
"Les résistances d’inspiration politique, syndicale ou associative se sont portées sur les thèmes de la nouvelle semaine scolaire (refus de la réduction du temps scolaire, refus des deux heures d’accompagnement personnalisé) et de la nouvelle évaluation (refus de passation de certains items, obstruction à la collecte des résultats par l’institution). Elles n’ont pas eu de prise sur le plus grand nombre."
"Dans l’immédiat, il est indispensable de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages,..."
"De manière très générale, le bilan dressé par les directeurs, les enseignants et les parents est positif et ne laisse pas craindre de découragement ou de renoncement pour l’avenir. L’aide personnalisée sera reconduite en améliorant la qualité des interventions pour une plus grande efficacité auprès des élèves. "
"Les « récalcitrants » à ce nouveau service ont été réduits de quelques centaines d’opposants déclarés dans ou par les médias à un petit nombre de situations individuelles, qui font l’objet de retraits de salaires. "
"Les élèves retrouvent le goût de l’école. "
"L’adhésion des familles s’est maintenue. Les parents rencontrés sont satisfaits de constater que l’école s’occupe plus individuellement des difficultés signalées."
"En bref, les enseignants ont pris conscience par les évaluations du niveau d’exigence des nouveaux programmes, ils ont encore à progresser sur la programmation rigoureuse de l’enseignement dans les classes."
"Les enseignants prennent conscience de l’intérêt que présentent ces stages pour les élèves, ils y trouvent pour eux-mêmes, outre l’intérêt financier, l’intérêt pédagogique d’une relation différente avec les élèves. "
"Il a fallu beaucoup de réunions de directeurs d’école et de visites dans les écoles pour expliquer les réformes, pour persuader les sceptiques, pour contrer les opposants. La relation hiérarchique s’est renforcée tout autant que la relation personnelle et individualisée. "
"L’hostilité de principe des représentants du personnel à ces réformes dans le domaine de la gestion [ à propos de l'individualisation de l'affectation ], comme aux réformes dans le domaine de l’enseignement et de l’évaluation, a produit beaucoup de désinformation et de méfiance, ce qui au final affaiblit leur position car ils n’ont pas été suivis par les enseignants. "
"Le bilan que l’on peut faire au terme de l’année scolaire est très positif et conduit à donner la priorité à l’approfondissement des nouvelles démarches en vue de consolider les progrès dans les pratiques et dans les mentalités. "
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mardi 8 septembre 2009
Rapport de l'IGEN (Inspection Générale de l'EN) : Troisième note de synthèse sur la mise en oeuvre de la réforme de l'enseignement primaire
Un extrait concernant les rased où l'on voit que les "enseignants" et les inspecteurs se posent la question (plus que jamais, étant donné l'incroyable réussite de l'aide personnalisée et de l'ensemble de la Réforme en général ) de la finalité et des compétences des RASED ...
"Aide personnalisée et intervention du RASED : la confusion règne
Les attitudes des enseignants quant à la participation des élèves en grande difficulté à l’aide personnalisée diffèrent selon les écoles : dans certaines écoles, des élèves qui sont suivis par le RASED sont exclus de l’aide personnalisée, dans d’autres cas ils y participent également.
Il ne fait pas de doute que la prise en charge des élèves en grande difficulté ne peut pas être résolue uniquement par l’aide personnalisée. C’est particulièrement le cas dans les écoles où cette question concerne de nombreux élèves. C’est aussi le cas des élèves du cycle 3 car les RASED n’interviennent qu’en cycle 1 et 2.
Pour autant faut-il les exclure de l’aide personnalisée ? Des enseignants ont pris cette position, certains par position de principe (refus de l’aide personnalisée, opposition à la réorganisation des RASED), d’autres par conviction de l’inutilité de l’aide personnalisée dans le traitement de difficultés lourdes. C’est là une position paradoxale s’agissant d’un dispositif justement destiné aux élèves les plus en difficulté qui s’en trouvent écartés sans solution alternative.
En effet, les compléments apportés par l’accompagnement éducatif ou par les dispositifs de réussite éducative de la politique de la Ville ne traitent pas les problèmes d’apprentissage.
Dans les cas où les élèves participent simultanément à l’aide personnalisée et à l’aide spécialisée, la situation n’est pas plus claire : les enseignants disent que l’aide personnalisée ne peut pas résoudre les difficultés de l’élève suivi par le RASED mais qu’elle lui est bénéfique. Il n’est cependant pas possible de distinguer la part de l’action du RASED et celle de l’aide personnalisée dans le bénéfice que l’élève retire de ces aides. Il n’y a pas de coordination pédagogique entre l’activité en aide personnalisée et l’activité en rééducation.
Les RASED n’ont guère modifié leur fonctionnement traditionnel au cours de l’année scolaire. La pratique la plus courante, s’agissant des maîtres E et G, consiste toujours à « prélever » un ou plusieurs élèves de la classe pour une rééducation ou un enseignement individualisé. De manière générale, les enseignants des RASED ne jouent pas encore, auprès de leurs collègues non spécialisés, le rôle de conseil attendu d’eux.
De l’interrogation sur ce qui devrait distinguer les élèves relevant de l’aide personnalisée des élèves relevant de l’aide spécialisée, on passe à l’interrogation sur ce qui distingue les deux types d’aide. Celle-ci est singulièrement d’actualité à la suite des mesures de réorganisation des RASED qui ont conduit à placer (« sédentariser ») des postes d’enseignants spécialisés dans des classes et dans des écoles. Qu’en est-il de l’aide spécialisée quand ces postes sont et demeurent vacants faute de volontaire pour les occuper ?
Autre question : quelle est désormais la différence entre l’aide spécialisée « sédentarisée » et l’aide apportée par les maîtres surnuméraires affectés à des écoles dans le cadre d’une précédente politique, qui reste appliquée dans quelques départements ?
Une dernière interrogation se fait jour : les aides spécialisées sont-elles adaptées aux besoins des élèves en grande difficulté ? Peuvent-elles pallier le manque d’orthophonistes pour traiter les cas de dyslexie ? Peuvent-elles remédier aux problèmes des enfants en situation de détresse familiale, ou de grande pauvreté économique et culturelle ?
L’instauration de l’aide personnalisée et la démarche de recentrage des RASED sur les classes et les écoles les plus en difficultés ont donc amplifié des questions que se posaient les enseignants et les inspecteurs sur les finalités, les compétences et l’organisation des RASED, questions auxquelles la lettre DGESCO du 3 mars 2009 n’apporte pas de réponse."
"Aide personnalisée et intervention du RASED : la confusion règne
Les attitudes des enseignants quant à la participation des élèves en grande difficulté à l’aide personnalisée diffèrent selon les écoles : dans certaines écoles, des élèves qui sont suivis par le RASED sont exclus de l’aide personnalisée, dans d’autres cas ils y participent également.
Il ne fait pas de doute que la prise en charge des élèves en grande difficulté ne peut pas être résolue uniquement par l’aide personnalisée. C’est particulièrement le cas dans les écoles où cette question concerne de nombreux élèves. C’est aussi le cas des élèves du cycle 3 car les RASED n’interviennent qu’en cycle 1 et 2.
Pour autant faut-il les exclure de l’aide personnalisée ? Des enseignants ont pris cette position, certains par position de principe (refus de l’aide personnalisée, opposition à la réorganisation des RASED), d’autres par conviction de l’inutilité de l’aide personnalisée dans le traitement de difficultés lourdes. C’est là une position paradoxale s’agissant d’un dispositif justement destiné aux élèves les plus en difficulté qui s’en trouvent écartés sans solution alternative.
En effet, les compléments apportés par l’accompagnement éducatif ou par les dispositifs de réussite éducative de la politique de la Ville ne traitent pas les problèmes d’apprentissage.
Dans les cas où les élèves participent simultanément à l’aide personnalisée et à l’aide spécialisée, la situation n’est pas plus claire : les enseignants disent que l’aide personnalisée ne peut pas résoudre les difficultés de l’élève suivi par le RASED mais qu’elle lui est bénéfique. Il n’est cependant pas possible de distinguer la part de l’action du RASED et celle de l’aide personnalisée dans le bénéfice que l’élève retire de ces aides. Il n’y a pas de coordination pédagogique entre l’activité en aide personnalisée et l’activité en rééducation.
Les RASED n’ont guère modifié leur fonctionnement traditionnel au cours de l’année scolaire. La pratique la plus courante, s’agissant des maîtres E et G, consiste toujours à « prélever » un ou plusieurs élèves de la classe pour une rééducation ou un enseignement individualisé. De manière générale, les enseignants des RASED ne jouent pas encore, auprès de leurs collègues non spécialisés, le rôle de conseil attendu d’eux.
De l’interrogation sur ce qui devrait distinguer les élèves relevant de l’aide personnalisée des élèves relevant de l’aide spécialisée, on passe à l’interrogation sur ce qui distingue les deux types d’aide. Celle-ci est singulièrement d’actualité à la suite des mesures de réorganisation des RASED qui ont conduit à placer (« sédentariser ») des postes d’enseignants spécialisés dans des classes et dans des écoles. Qu’en est-il de l’aide spécialisée quand ces postes sont et demeurent vacants faute de volontaire pour les occuper ?
Autre question : quelle est désormais la différence entre l’aide spécialisée « sédentarisée » et l’aide apportée par les maîtres surnuméraires affectés à des écoles dans le cadre d’une précédente politique, qui reste appliquée dans quelques départements ?
Une dernière interrogation se fait jour : les aides spécialisées sont-elles adaptées aux besoins des élèves en grande difficulté ? Peuvent-elles pallier le manque d’orthophonistes pour traiter les cas de dyslexie ? Peuvent-elles remédier aux problèmes des enfants en situation de détresse familiale, ou de grande pauvreté économique et culturelle ?
L’instauration de l’aide personnalisée et la démarche de recentrage des RASED sur les classes et les écoles les plus en difficultés ont donc amplifié des questions que se posaient les enseignants et les inspecteurs sur les finalités, les compétences et l’organisation des RASED, questions auxquelles la lettre DGESCO du 3 mars 2009 n’apporte pas de réponse."
mardi 21 juillet 2009
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