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mercredi 23 juin 2010

" Sauvons les rased !" un slogan qu'il va falloir à nouveau entonner encore plus fort.

Enseignants spécialisés des rased, psychologues scolaires, parents d'élèves et élus locaux ont manifesté ce mercredi 23 juin 2010 devant l'inspection académique d'Arras contre les suppressions massives de postes d'enseignants qui s'annoncent pour la rentrée 2011.

lundi 7 juin 2010

Liquidation totale !


Téléchargez et diffusez le tract et la pétition élaborés par la circonsription d'Avion (62).
Mercredi 9 à 14h30 au 71bis rue Salengro à ST Laurent Blangy pour la réunion du COLLECTIF RASED 62.

samedi 3 octobre 2009

Motion fname et orientation de l'ame62 (compte-rendu réunion ame62, suite)

A propos de la motion FNAME (consultable sur le site FNAME) : Elle rappelle les éléments essentiels qui ont motivé notre mobilisation de l’année scolaire dernière. Cependant, Cécile B souligne, la faiblesse de la formulation « … appelle à votre vigilance citoyenne… » de la conclusion et regrette le manque d’engagement exprimé de la FNAME dans la lutte contre la suppression des RASED.
A ce sujet une discussion s’engage sur la position de l’AME62. Il est indiqué dans nos statuts qu’un des objectifs de l’association est de « favoriser la reconnaissance de la spécificité du travail et de l’identité professionnelle des maîtres E » ;
Cécile B s’interroge sur la volonté des adhérents de s’impliquer dans les actions de protestations. D’autres pensent que l’AME62 a bien été créée dans un contexte de lutte, mais que ce n’est pas sa vocation première et qu’il faut mesurer les prises de position.
A ce sujet un petit sondage sera prochainement envoyé à chacun afin que tous puissent exprimer leur avis même sans être présents aux réunions. Il permettrait de définir plus précisément la nouvelle orientation de l’AME62.

Vos avis nous intéressent ! Faîtes-nous en part !

Anne G.

Lettres de service, lettres de mission (compte-rendu ame62 du 30 septembre 2009)

Les lettres de service sont arrivées dans les RASED :

Au départ, il devait s’agir de lettres de missions pour les maîtres sédentarisés, puis le mot « missions » a été remplacé par le mot « services » et ces lettres concernent maintenant tous les membres des RASED.
Ces lettres sont demandées par l’IA aux IEN mais certains IEN ont, jusqu’alors, refusé de répondre à cette demande.
Dans d’autres circonscriptions, au contraire, ces lettres ont été soumises aux membres des RASED en juin avant même la parution de la circulaire de juillet qui définit les missions des maîtres spécialisés.
On constate donc déjà au départ une disparité du traitement de cette demande.
Certains d’entre nous ont déjà signé ces lettres, d’autres préfèrent attendre, d’autres enfin n’ont pas encore connaissance du contenu de ces lettres.
Comme nous le craignions, ces lettres entraînent des différences de point de vue, d’une circonscription à une autre, de part leur contenu (soit très flou, soit trop précis) et de part la présentation qui en est faîte par les IEN.
Pour certains IEN, il s’agit d’une formalité administrative qui n’influe pas vraiment sur le fonctionnement des RASED (le pilotage des RASED étant, il est vrai, du ressort des IEN), pour d’autres, ces lettres sont le prétexte à une redéfinition des missions des maîtres spécialisés, le terme d’aide spécialisée à dominante pédagogique ou rééducative n’apparaissant même pas !

Nous rappelons que ces lettres n’existent que pour l’Académie du Pas de Calais ! Il est décidé d’en faire part à la FNAME.
Nous nous interrogeons alors sur la raison de cette demande de l’IA. Les lettres pourraient servir à établir un listing récapitulant l’implantation des postes spécialisés qui serait utilisé pour une redistribution de ces postes à la prochaine rentrée et une nouvelle vague de fermetures.

L’AME62 souhaite dénoncer ce concept de « lettres de services » (le procès verbal d’installation est bien le seul document qu’un enseignant, fonctionnaire d’Etat, ait à signer) et rappellera sous forme d’une lettre envoyée aux IENS du département et à l’IA que nous serons vigilants au respect des missions des maîtres E, telles qu’elles sont définies dans la circulaire de juillet, dans les projets de RASED de circonscription et dans le référentiel de compétences du maître E.

Anne G.

mardi 15 septembre 2009

Aumône kilométrique pour les « nomadisés ».

Aujourd’hui, j’ai pris connaissance de ma dotation kilométrique pour cette année.
Suite aux fermetures de postes vacants, mon secteur s’est élargi. Je travaille donc dans deux villes de ma circonscription. Si je divise ma dotation par le nombre de kilomètres que je pense effectuer en une semaine, je ne peux travailler que 18 semaines sur 36.
Et pourquoi en ferais-je plus ? Il faudrait oser s’en tenir aux miettes qui nous sont distribuées.

mercredi 29 juillet 2009

Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme

"Quand le ministre réprime les enseignants « désobéisseurs », c’est le service public qui trinque
Communiqué de la
LDH Dans la discrétion de la période estivale, le ministère de l’Education règle ses comptes et cherche à juguler l’opposition très active depuis des mois contre la succession de réformes imposées au mépris des avis négatifs de la très grande majorité des parties prenantes du secteur éducatif.
La suppression à terme des RASED (réseaux d’aide aux élèves en difficulté), la limitation de fait de l’accueil en maternelle par la création de structures d’accueil hors des écoles des enfants de 2 ans, les suppressions de postes budgétaires qui font de l’Education nationale le plus grand contributeur en la matière, font sens et montrent que le gouvernement s’est lancé dans une opération concertée de dénigrement, de limitation et de mise au pas du service public d’éducation.
L’année scolaire écoulée a connu une mobilisation très forte à l’appel unitaire en particulier des organisations syndicales. Au-delà de ces luttes collectives, en décidant d’affirmer leur responsabilité individuelle, des enseignants, refusant d’être assignés à une fonction d’exécutants sans initiative ni éthique, ont choisi d’entrer selon leurs propres termes en résistance pédagogique.
A Toulouse, Alain Refalo vient d’être victime de la part de l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne d’une sanction pour l’exemple. Ce ne sont pas des faits qui sont ainsi jugés, mais c’est la volonté du ministère de l’Education de faire du maintien de l’ordre qui est ainsi affirmée, et il est à craindre que d’autres décisions du même ordre soient prises dans d’autres départements.
La LDH apporte son soutien aux personnes confrontées à une administration engagée dans une dynamique répressive et demande l’annulation des sanctions prises ou à venir à Toulouse et ailleurs. Face à une situation aussi dégradée, la LDH appelle à un débat national sur le rôle, l’avenir et les moyens du service public d’Education. Mais ce débat n’aura de signification qu’en l’absence de mesures disciplinaires de façon à entendre la voix des enseignants et de l’ensemble des personnels et prendre en compte les avis de leurs organisations syndicales, associatives et professionnelles.
Paris, le 28 juillet 2009"
Lire aussi l'article sur rue89 du 24 juillet ("Enseignants désobéissants : au coin pour l'exemple!")

lundi 20 juillet 2009

"Le cas échéant": on parle de nous !

Suite à la publication des résultats des évaluations CE1, Luc Chatel dans son communiqué de presse du 3 juillet 2009 a évoqué les aides en direction des élèves les plus en difficulté :
"Ceux chez qui des faiblesses ont été détectées et analysées recevront, dès la rentrée, des aides immédiates : travail adapté au sein même de la classe, aide personnalisée, aides spécialisées le cas échéant."

Non, ce n'est pas le cas qui échoue mais qui échoit. Pour une explication de cette expression: c'est ici.

vendredi 26 juin 2009

Le développement de l’autoritarisme par Pierre Frackowiak

Un texte qui fait du bien...

extraits :

"Le fait est que nous assistons à un développement de l’autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l’histoire contemporaine, que les dégâts produits sont dores et déjà considérables."

"Conflits et révoltes sont vite étouffés. La ouate institutionnelle les absorbe et les relativise. Les apparences tentent d’être sauves mais les déceptions, les découragements, les colères contenues demeurent et pèsent sur la vie des écoles et des personnes."

"Le phénomène s’étend par les effets « tuyaux d’orgues » à tous les échelons de la pyramide. Les directeurs et directrices deviennent plus obéissants en apparence mais répercutent les ordres et consignes, parfois en les renforçant."

"Il faut beaucoup de courage et de personnalité pour ne pas se replier dans le moule. La résignation s’installe. Les pratiques de contournement s’accentuent. On donne les réponses que l’on suppose attendues. On remplit notices et questionnaires comme on peut. On accepte, sans rechigner, d’être prévenu de la date de son inspection selon des pratiques qui scandaliseraient toutes les autres professions sans exception : « vous serez inspecté entre le 1er et le 8 ou le 15 du mois et vous m’enverrez une notice de renseignements préparatoire à l’inspection de 7 pages » avec des items que seul le rédacteur de la notice peut comprendre ». On reste sagement assis trois heures et plus, même quand les réunions qui se multiplient ne servent à rien ou sont terminées en bien moins que trois heures mais il faut « faire le temps » affiché."


"Les retraits de salaire importants qui ont frappé les enseignants « désobéisseurs » sont une mesure sans précédent. Elle est choquante dans la mesure où ces enseignants usant de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, n’ayant pas abandonné leur poste durant les heures affectées à l’aide personnalisée (le soutien) mais ayant pris en charge les élèves sous d’autres formes que les exercices mécaniques dont on sait qu’ils constituent l’essentiel du temps dévolu au soutien (du bled et des opérations)."
l'intégralité du texte

mercredi 17 juin 2009

Conférence de presse du Comité citoyen Artois-Gohelle

Citoyens, parents, enseignants, élus, DDEN, acteurs de la vie éducative...

Après une année de lutte pour la défense de l'école publique,

le Comité citoyen Artois-Gohelle
(Avion, Méricourt, Sallaumines, Noyelles-sous-Lens, Divion, Houdain, Bruay-en-Artois, Lens, Liévin, Grenay, Angres, Courrières, Vendin-le-Vieil, Carvin, Houdain, Hulluch, Auchy-les-Mines, Haisnes, Vermelles, Billy-Montigny, Rouvroy, etc.…)

vous invite à une conférence de presse

« De la maternelle à l’université :
ensemble, construisons une Ecole laïque et publique de qualité »


lundi 22 juin à 19h00 à l'Hôtel de ville de Liévin

(pot de l'amitié à l'issue de la conférence de presse)

mardi 26 mai 2009

"C'est dégueulasse" de Sébastien S. (in Bulletin n°1 mars 2009 de l'AME62)

Année scolaire 2008/2009 :
J’entame ma septième année, année de formation CAPSAIS comprise (2003/2004).
Cela doit faire deux ans que j’ai enfin l’impression d’habiter ce métier de maître E, et voilà qu’on est en train de le supprimer.
Décembre 2008 : un groupe d’élèves de CM1 passe par la salle de réunion du Réseau avant de rejoindre sa classe et est attiré par l’écran de veille de notre ordinateur de Réseau ...
Cet ordinateur est la mémoire des 5 années de travail de 5 personnes : 1 psy, 2 E, 2 G.
Tiens, ça me fait penser qu’on a enlevé une table dans la salle de réunion, Edmond a pris sa retraite en juin 2007, le poste G est vacant depuis… 4 tables occupées par trois personnes cette année ; notre psy a eu son exeat pour se rapprocher de son domicile, c’est normal. Et puis ma collègue E a eu envie de changer de circonscription, droit le plus élémentaire. Alors, nous voilà 2 titulaires rejoints par un jeune collègue nommé sur le poste E, il est, plutôt était, intéressé par la formation CAPA-SH…
Bref, combien de tables seront nécessaires l’année prochaine ? Je ne parle pas de 2010/2011 quand Brigitte aura pris sa retraite, c’est normal, c’est de son âge !!
Donc, je raccompagne, Thomas, Dylan et Clément quand ils me demandent ce que c’est que ce fond d’écran… Ils lisent la banderole et me demandent une explication. Je leur dis que dans les années futures, lorsqu’ils seront au collège, il n’y aura plus de maîtres comme moi, ou Céline, ou Brigitte et Edmond, avec qui ils ont travaillé les années antérieures.
Dylan s’indigne : « c’est dég……………… ! »
Thomas le « rassure » : « C’est pas grave on ne sera plus là ! »
« Ta petite sœur, ta cousine pourraient avoir un jour des difficultés et ils ne pourront avoir l’aide que vous avez reçue… » lui dis-je.
Thomas : « Ah oui c’est vrai, c’est pas juste alors… »
Nous regagnons leur classe.
Je suis à la fois heureux pour tous ces élèves pour lesquels le réseau a pu apporter l’aide la plus adaptée et triste pour tous les enfants qui dans un avenir malheureusement trop proche ne pourront plus en bénéficier. Mon commentaire s’arrête là.

"Résistance !" de Frédéric D.

Le dimanche 17 mai à Paris, lors du « printemps des RASED » organisé par la FNAREN, nous étions une vingtaine d’irréductibles Ch’ti mi à la tête d’un pauvre cortège d’une centaine de Gaulois tout au plus, les derniers des Mohicans… pour manifester une dernière fois notre colère aux portes du ministère : dernier coup de gueule avant l’été, dernier baroud d’honneur.
Franck, Sylvie, les deux Jacques, Cécile, Anne, Véronique, Valérie, Monique, Vincent, … et les autres, les militants de la première heure qui, tout au long de cette année, auront consacré tellement de leur temps pour mener ce combat pour la défense des Réseaux d’Aide. Sans compter celles et ceux qui n’ont pas pu se libérer ce jour-là : les Laurent, Geneviève, Dominique, Marie-Agnès, Nadine, Corinne, Caroline, Christine, Manu, Jean-Michel, Marie, Didier, Pierre et bien d’autres encore… qui ont été de toutes les AG, les conseils d’école, les audiences, de toutes les grèves, les manifestations à Lens, Arras, Lille, Paris ; ils y ont laissé un peu d’argent, un peu de sérénité, un peu de disponibilité pour leurs proches…
A ceux-là, je voudrais dire merci. Je voudrais leur dire combien je suis fier d’avoir été des leurs, dans ces actes de résistance. Si les conséquences de ses mesures n’étaient pas si graves pour l’avenir des RASED, j’en arriverais presque à remercier le sinistre Darcos de nous avoir donné l’occasion de montrer qu’il reste encore, dans cette société individualiste et consumériste, des gens attachés à l’action collective, des gens qui ont gardé leur capacité d’indignation, des gens qui croient encore aux valeurs de l’école publique.
Merci également aux militants des différentes organisations syndicales et responsables politiques qui ont, souvent discrètement, accompagné, soutenu, encouragé ce mouvement, par conviction avant tout. Car c’est bien de cela dont il s’agit.
Les mauvaises langues diront que nous n’aurons fait que défendre nos postes, (des postes de « planqués » ajouteront ceux qui n’ont jamais rien voulu comprendre à l’enseignement spécialisé) : alors que nous nous sommes battus pour préserver l’idée que nous nous faisons de l’Ecole (ou de ce qu’elle devrait être) et qui a quelque chose à voir avec ce qu’on pourrait appeler « les Droits de l’Elève ». Cet élève, c’est celui que nous avons été, ce sont nos enfants, et c’est surtout le plus fragile de tous sur lequel l’Ecole doit faire l’effort de se pencher, pour le hisser au maximum de ses possibilités.
Ce combat était sans doute perdu d’avance, quand certains représentants de notre hiérarchie, prompts à exécuter sans états d’âme les injonctions ministérielles, nous ont regardé avec condescendance, comme autant d’arriérés, de « ringards » incapables d’évoluer et de s’adapter aux exigences du monde d’aujourd’hui. Pour ceux-là, nous appartenons d’ores et déjà à un passé révolu... Mais sont-ils vraiment dignes de conduire notre Institution ? Ceux-là même qui ont contribué à la création du dispositif RASED, mais qui ne lui ont pas permis de se développer suffisamment pour être opérationnel, qui n’ont même pas su le légitimer à l’interne ! Ceux-là même qui ont contribué à nous former, parfois, auront été les premiers à nous lâcher, sous prétexte d’objectivité, cédant à l’idéologie de la rentabilité, au dictat de l’évaluation et de la statistique, à la logique économique et à sa réalité soi-disant incontournable…
Une logique à court terme pourtant : lorsque les adeptes de la marchandisation de l’éducation, actuellement au pouvoir, auront achevé de dévitaliser le service public d’éducation, au bénéfice de l’école « libre » ; lorsqu’il ne sera plus possible d’offrir un enseignement de qualité et que tous ceux qui en auront les moyens inscriront leurs enfants dans les établissements privés, condamnant ainsi toute possibilité de mixité sociale ; lorsqu’on aura renoncé à soutenir la recherche et à former des enseignants pour lutter contre la grande difficulté scolaire, abandonnant toute une frange de la population à la désespérance… qu’aurons-nous gagné ? Cette politique-là aura, peut-être plus vite qu’on ne croit, un coût social énorme en produisant au sein de la société une véritable tumeur prête à répandre ses métastases, à libérer une énergie de révolte violente, destructrice…
Car enfin, à qui fera-t-on croire qu’on peut améliorer le système éducatif en l’affaiblissant ?
C’est pourquoi la mobilisation devra retrouver le même élan à la rentrée de septembre, pour continuer de s’opposer au programme de démantèlement de la fonction publique engagé par ce gouvernement, avec par exemple le non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite.
Mobilisation citoyenne pour convaincre l’opinion publique de la dangerosité de ces réformes ultralibérales ; mobilisation pour supplier la classe politique de sortir de son immobilisme, de redoubler son effort de réflexion, de faire preuve de créativité pour inventer de nouvelles propositions afin de réduire les injustices qui ne cessent de s’accroître quand on abandonne le pouvoir aux mains de la finance ; pour garantir l’équilibre de la démocratie, toujours vulnérable en temps de crise.
Aujourd’hui, celles et ceux qui croient à la nécessité d’un service public d’éducation de qualité n’ont pas d’autre choix que celui de la résistance